S’occuper des ainés

02 déc 2016

S’occuper des aînés

Comme toutes mamans, mais cela est valable aussi pour les pères!

 Je me suis demandée comment j’allais m’organiser à l’arrivée d’un nouveau bébé.

Comment réussir à m’occuper de grands bambins et de mon nouveau né en même temps avec seulement deux bras.

Je ne m’imaginais pas diviser mon temps entre mes enfants. Je voulais pouvoir concilier les activités de la plus grande avec la présence du petit frère.

Finalement c’est dans la simplicité la plus extrême que j’ai placé mon tout petit contre moi dans l’écharpe.

Apaisé, calme, souvent endormi au début il profitait du contact de mon corps pour se construire en petit être en devenir.

De mon coté j’étais rassurée de pouvoir veiller sur lui, de pouvoir être immédiatement présente et disponible lors qu’il en aurait besoin.

 

Et puis il y avait ma fille ! Qui devait apprendre a devenir grande sœur. Mais a son rythme seulement.

Elle était ravie de pouvoir profiter de sa maman pour jouer, discuter, se promener, de pouvoir admirer avec fierté son petit frère paisible.

Nous étions tous serein de cet équilibre! Il en était de même pour conjoint qui profitait également du portage pour se conforter dans l’idée que finalement agrandir la famille n’était pas un challenge impossible.

Un peu de tissu, une pointe de feeling et beaucoup d’amour suffisait a nous simplifier la vie au quotidien.

Le portage m’a permit chaque jour de pouvoir gérer aînée et cadet dans chacune des activités du quotidien.  Mes enfants prenaient place a tour de rôle dans l’écharpe ou le porte bébé pour profiter le temps d’un instant du réconfort du contact parental.

Et au final mes bras, eux restaient disponibles pour d’autres tâches: Aider aux devoirs tout en endormant bébé, gérer les activités manuelle de la grande tout en donnant le sein,  emmener ma fille en forêt à la recherche de champignon et câliner bébé qui se réveille tranquillement de sa sieste. Je pouvais tout gérer en même temps, très simplement.

Mon nouveau né s’éveillait à la vie au gré de nos moments passé l’un contre l’autre. Comme si la grossesse et sa fusion ultime n’était qu’une étape préliminaire. Que sa naissance était en réalité le vrai départ et que tout était encore a apprendre. Mais il fallait de la douceur, du temps et de l’amour.

Mon aînée quand a elle, savourait a nouveau des instants de portage qu’elle avait délaissé quelques mois plus tôt pour satisfaire sa curiosité du monde les deux pieds sur terre. Elle en a eu besoin pendant quelques temps. Juste pour comprendre qu’elle était toujours elle et que j’étais toujours sa maman et  aussi longtemps qu’elle en aurait besoin   je serais là pour elle. Les jours ont passé et elle a pris confiance, retrouvé son autonomie et son indépendance. Puis c’est dans l’imitation qu’elle a continué son aventure avec les écharpes. Commençant à  son tour a porter ses peluches et poupons. Avec beaucoup d’amour là encore ….

De jeux, en promenade, de temps calme en chorégraphies endiablées, le portage devenait au fil des jours mon allier, celui qui permettait de m’occuper de plusieurs enfants d’âges et de besoins  différents en même temps.

Grâce au portage je me suis sentie forte, je n’irais pas jusqu’à dire que c’était simple tous les jours mais juste que si c’était a refaire je ne changerai rien …

 

 

 

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Au square, au parc

02 déc 2016

Avant de devenir maman, j’étais plutôt casanière. Quand il ne fallait pas aller travailler, faire les courses, dîner chez des amis ou rendre visite à ma famille, j’appréciais beaucoup le fait de rester tranquillement à la maison, et il en était de même pour mon compagnon.

Depuis que notre fils est né, en revanche, et de plus en plus à mesure qu’il grandit, il est rare que nous restions enfermés à la maison toute la journée (et c’est tant mieux !). Entre les ateliers de motricité libre, l’éveil musical, le yoga parent-bébé et les après-midis chez les copines (qui ont quasiment toutes des enfants), nos journées sont bien remplies (et je ne parle que de la semaine, quand je suis seule avec mon garçon).

Mais, même si nous avons un grand jardin, nous en faisons vite le tour et, l’herbe étant de toute manière toujours plus verte chez le voisin (c’est le cas de le dire), étendre notre territoire est rapidement devenu indispensable. Ça tombe bien, car pour cela il existe un endroit que l’on pourrait qualifier de the place to be pour les enfants et que l’on nomme : le parc.

Ah que c’est sympa, le parc ! C’est grand, c’est vert, c’est plein d’arbres et d’herbe, on y trouve des cailloux, parfois du sable, plein de jeux et surtout d’autres enfants (et parents) ! C’est un lieu où l’on se sent moins à l’étroit et plus libre de ses mouvements.

Pas loin de chez nous il y en a un justement, particulièrement agréable (nous habitons à la campagne), vraiment préservé, et c’est toujours avec grand plaisir que nous nous y rendons.

Au début, quand mon garçon n’avait que quelques mois et uniquement quand il faisait très beau, je l’installais, bien au chaud, dans l’écharpe de portage, et nous allions nous y promener une demi-heure ou une heure au moins trois fois par semaine (en général il dormait, c’était donc surtout moi qui profitais du paysage).

En grandissant, il a commencé à rester éveillé plus longtemps, et les sorties aux parcs ou même aux squares (je les mets au pluriel, car nous en avons testé plusieurs) sont devenues des vrais moments de plaisir pour lui (ce qui ne l’empêche pas de s’endormir contre moi en fin de balade, ou contre son papa, quand nous sommes tous les trois). La seule différence est que depuis quelques mois nous avons troqué l’écharpe contre le porte-bébé, plus rapide et facile à mettre selon nous, surtout une fois que son bassin a commencé à s’écarter naturellement.

En parlant de dormir, justement, l’autre jour et malgré un froid de canard, nous avons rejoint un couple d’amis et leurs deux enfants dans un parc non loin de chez nous (encore un, nous sommes bien lotis !). Nous nous sommes installés sur l’herbe, sur une couverture, avec des plaids bien chauds sur les jambes, du thé et des petits gâteaux, et avons discuté tranquillement, pendant que les deux enfants de nos amis jouaient et que notre fils… dormait dans le porte-bébé. Le tout a bien duré deux heures, mais notre petit garçon était tellement bien installé, blotti contre son papa, qu’il n’a quasiment pas vu la couleur du ciel, trop occupé à rêver…

Aujourd’hui, à treize mois, il vient de découvrir la marche, et c’est pour lui une nouvelle façon d’appréhender les balades. Il voit les choses différemment, est (juste un peu) moins intéressé par les brins d’herbe et les cailloux qu’il aimait arracher et ramasser (c’est probablement bientôt dans ses poches qu’on les retrouvera, mais ça ce sera pour plus tard), et semble encore plus apprécier les sorties de manière générale.

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