Le temps d’éveil

28 nov 2016

Au tout début de sa très jeune vie, les phases d’éveil de mon fils étaient plutôt courtes et il en passait la majeure partie dans les bras de mon compagnon, dans les miens ou dans le sling , son petit corps blotti contre nous et ses grands yeux bleus plongés dans les nôtres.

Lorsqu’il a eu à peu près deux ou trois mois, nous avons décidé de troquer le sling contre l’écharpe de portage, qui nous semblait plus confortable et qui nous permettait d’avoir davantage les mains libres. C’était en effet très pratique, notamment quand notre fils n’avait pas envie d’être sur son tapis d’éveil et qu’il nous fallait faire en sorte de pouvoir à la fois satisfaire son besoin d’être porté et assumer notre devoir de garder une maison propre (je pense par exemple à faire la vaisselle ou encore à passer l’aspirateur…). Il était alors la plupart du temps très attentif à ce que nous faisions, ouvrant grand les yeux et étudiant tout ce qu’il  y avait autour de lui, ne manifestant pour ainsi dire jamais l’envie de sortir de l’écharpe. C’était la même chose lorsque nous allions faire les courses ou nous promener. C’était vraiment génial de sentir qu’il était tout content de voir les choses à notre hauteur, et nous en profitions à chaque fois pour le couvrir encore plus (comme si c’était possible) de baisers (le fameux indicateur du « front à hauteur de bisous » n’a jamais aussi bien porté son nom…).

Aux alentours de sept mois, après avoir attendu que notre fils s’assoie tout seul (motricité libre oblige) et que son bassin s’écarte naturellement, nous avons opté pour un porte-bébé physiologique, car nous voulions un mode de portage encore plus rapide et facile à enfiler que le sling ou l’écharpe (et parce que cette dernière commençait à nous tenir chaud – nous étions en été). Nous trouvions également que le porte-bébé le laissait un peu plus libre de ses mouvements, notamment lorsqu’il voulait pointer des choses du doigt ou bouger un peu ses jambes. Mais, notre petit garçon étant entre-temps devenu beaucoup plus mobile, il voulait surtout se déplacer seul et ne cherchait plus autant à être porté durant ses phases d’éveil, ou alors directement dans nos bras, et c’est pourquoi le porte-bébé ne nous a jamais servi à la maison.

En revanche il nous était et nous est toujours très utile en dehors. La différence est qu’à présent, nous portons surtout notre fils en porte-bébé lorsqu’il est fatigué, à la fin d’une balade par exemple, quand il s’est endormi en voiture durant le trajet nous menant vers un centre commercial et que nous ne voulons pas le réveiller en l’installant dans un caddie, ou encore lorsqu’il le demande, tout simplement.

Ce qui est amusant c’est que désormais, à treize mois révolus, lorsque nous sommes à l’extérieur et qu’il se réveille d’une sieste dans le porte-bébé, soit notre petit garçon observe « simplement » les alentours (parfois tellement silencieusement qu’on se rend à peine compte qu’il est réveillé), soit il exprime un grand « Doh ! » ou « Dah ! », puis commence à sortir ses bras par le haut du porte-bébé et à remuer son bassin afin de nous faire savoir qu’il veut se dégourdir les jambes (il marche depuis un peu plus de deux semaines). Aussitôt on répond à sa demande en le sortant du porte-bébé et hop, le voilà tout heureux.

Dans quelques mois nous partirons en voyage et de longues balades seront au programme, ce qui sera pour nous l’occasion d’expérimenter le portage-dos, et nous espérons que cette nouvelle expérience lui plaira.

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