Lundi 28 novembre 2016

par Chloé C

Quand on devient parent, parmi la ribambelle de remarques et autres conseils que l’on reçoit – sans forcément les avoir demandés d’ailleurs – de la part de celles et ceux qui ont déjà des enfants, se trouve une phrase particulièrement emplie de compassion, d’amusement (sadique) et d’horreur, parfois même accompagnée d’une main sur l’épaule, façon « allez courage, tout le monde y passe… », que voici :

« Ah tu vas voir quand il/elle fera ses dents ! »

Comme pour beaucoup de choses, il y a autant de manières de vivre (subir) les poussées dentaires que de bébés. Il existe également de nombreuses façons de (tenter de) les soulager. Que l’on penche plutôt pour des méthodes naturelles, comme l’hydrolat de camomille romaine, l’homéopathie, le collier d’ambre, ou bien que l’on préfère se tourner vers des gels et autres médicaments spécifiques à cette étape de la vie, il y en a pour tous les « goûts ».

Certains bébés ont de la fièvre pendant plusieurs jours, les joues et les fesses rouges et souffrent beaucoup, quand d’autres éprouvent « simplement » le besoin de mâchouiller tout ce qu’ils trouvent et bavent pas mal, sans plus être gênés que cela.

Nul n’y peut rien, les choses sont ainsi faites.

Bref, lorsque les premières dents de notre fils sont sorties (je dis bien « les », car elles sont sorties à plusieurs), mon compagnon et moi-même ne nous en sommes rendu compte que parce qu’il portait beaucoup de choses à sa bouche (mais, vous me direz, à presque six mois, un bébé met déjà souvent tout à la bouche), qu’il bavait pas mal et qu’il avait tendance à avoir les joues un peu rouges. Comme il ne pleurait pas ni n’avait de fièvre, c’est en mettant, un soir, le bout de son petit doigt dans la bouche de notre petit garçon que mon ami a réalisé que sa gencive inférieure « piquait » un peu au milieu… Le lendemain, ses deux incisives centrales inférieures faisaient leur apparition en même temps.

Peu de temps après, ce sont ses incisives centrales supérieures qui ont commencé à pousser, l’une après l’autre cette fois, se frayant un chemin un peu plus douloureusement que leurs copines du bas. Un peu d’hydrolat dans la bouche et en massage sur les joues ont bien aidé notre fils, mais nous sentions qu’il était malgré tout gêné.

Dans ces cas-là et comme souvent, les seules choses qui puissent l’aider étaient de lui faire des bisous, des câlins (ça c’est devenu mon activité favorite depuis sa naissance) et de le distraire au maximum, tout en laissant à sa disposition un ou deux gros anneaux de dentition bien froids ainsi qu’une célèbre girafe en caoutchouc. Pour ce faire, en plus de jouer, d’écouter de la musique, de lire des histoires et de s’essayer, pourquoi pas, au langage des signes, chaque jour j’enfilais (car j’étais avec lui à la maison) notre écharpe de portage, j’y installais confortablement mon petit garçon et je dansais. Cela avait (et a toujours) pour effet de le faire rire et de lui présenter la maison sous un angle différent, tout en participant à son « éveil rythmique ».

Évidemment nous ne faisons pas ces choses-là que lorsqu’il est gêné par ses dents et nous pratiquons beaucoup d’autres activités, mais, quelles que soient les situations, le portage (en écharpe, en sling, en porte-bébé ou simplement « à bras ») est toujours une valeur sûre, car il permet à l’enfant de se sentir apaisé, rassuré et réconforté.

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